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Et si cela avait été ainsi

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Chapitre 1 : la sauvegarde de la Parole Originelle

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Dès l’origine, LA SAINTE PAROLE qui était entièrement contenue, parfaitement assemblée et définitivement fixée dans les quatre-vingt-onze conférences formant et constituant l’Œuvre intitulée « DANS LA LUMIERE DE LA VERITE » ou « MESSAGE DU GRAAL » aurait dû être strictement conservée et gardée dans Sa conformation initiale et primitive, et le précieux ainsi que le sage ordonnancement expressément voulu et distinctement formulé par Son Auteur qui avait pris pour nom de plume ABDRUSCHIN devait absolument rester intact aux yeux et aux sens du lecteur qui découvrait cet ouvrage pleinement, parfaitement accompli et tout à fait unique, puisqu’il ne pouvait être comparé à aucun autre.

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Cette Parole Divine, car telle est Sa nature et Sa provenance véritables, ne pouvait et ne devait donc qu’être strictement préservée par ceux-là mêmes qui, se trouvant dans Son entourage immédiat et aussi par l’immense grâce de L’avoir reçue en primauté, devaient tout naturellement se charger de cette belle, noble et ambitieuse mission qui ne pouvait  être que celle de La servir loyalement, et en conséquence de La retransmettre fidèlement et scrupuleusement pour finalement La faire connaître puis reconnaître de tous les esprits d’évolution de cette terre qui voulaient bien L’approcher, L’aborder et L’éprouver de façon personnelle, mais uniquement dans la forme et dans l’esprit qui furent voulus, conçus et élaborés par Le Fils de l’Homme IMANUEL.

 

De nombreuses remarques comme de fréquentes allusions à propos de ces recommandations capitales figurent donc dans plusieurs des Conférences qui composent le Message de Vérité, alors que certains passages se trouvant dans différents autres écrits laissés par le Seigneur tels que les Résonances au Message du Graal en leurs tomes I et II évoquent ou rappellent eux aussi très clairement et opportunément cette question de la sauvegarde intégrale du texte. Je laisserai donc tout à fait intentionnellement au lecteur le soin de rechercher par lui-même ces indications et même parfois plus, ces affirmations afin qu’il puisse les découvrir et les retrouver seul pour finalement se forger sa propre opinion et son intime conviction, mais à l’unique condition qu’il cherche véritablement comme nous le préconisait instamment ABDRUSCHIN, c’est-à-dire de manière réelle, objective, sincère et sans à priori aucun.

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En effet, cela ne servirait à rien s’il n’agissait pas de cette façon et ne s’engageait véritablement et volontairement de lui-même sur cette voie, car à quoi bon reprendre ou reproduire peut-être trop souvent et telles quelles les pensées ou les paroles du Seigneur sans avoir au préalable et toujours effectué de manière toute personnelle cette démarche absolument indispensable afin de pouvoir retrouver la ou les réponses aux interrogations que chacun peut légitimement se poser sur les points et sujets abordés ou recherchés.

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Le Seigneur a toujours insisté dans ce sens puisque déjà, dans Son avant-propos au Message du Graal et en sa toute première page qui se situe à l’un de Ses premiers paragraphes, figure donc et se détache aussitôt en quelques rapides images allusives ce simple et pourtant si nécessaire et fondamental avertissement qui résume en quelque sorte l’assise de tout Son enseignement et la manière appropriée avec laquelle chaque lecteur doit absolument l’aborder :

« Seul celui qui se meut par lui-même peut progresser en esprit. L’insensé qui se sert d’accessoires étrangers, sous forme de conceptions déterminées, n’avance dans son sentier qu’avec des béquille, tandis que ses propre membres, cependant sains et valides, demeurent inactifs ».

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Un proche et fidèle du Seigneur, Monsieur Otto Fritsch évoque d’ailleurs tout à fait cette tendance particulière et fâcheuse, et j’ajouterai cette véritable carence ou déficience qui se rattachent véritablement au comportement assez généralement suivi par la créature humaine en rapportant notamment ces quelques propos tenus par ABDRUSCHIN, Lequel se désolait du fait suivant :

« Il était toujours douloureux pour le Seigneur de constater que les hommes n’ont pas d’opinion personnelle, pas de jugement et pas de manière de penser personnels … On peut dire tranquillement – et ceci compte également pour les porteurs de Croix : ces hommes, presque tous à part quelques exceptions, sont incapables de vérifier par eux-mêmes et de prendre des décisions personnelles. Fréquemment, manque aussi le courage qui est nécessaire pour le développement de la faculté de vérifier et de peser, d’agir sous sa propre responsabilité ».

 

Pour en terminer avec cette approche véritablement particulière et spécifique de l’Œuvre intégrale que nous pouvons connaître à ce jour du Seigneur, je ne manquerai pas et n’omettrai surtout pas non plus de rappeler ces recommandations extrêmement importantes, voire décisives qu’Il adressait spécialement à toutes celles et à tous ceux qui avaient eu récemment entre leurs mains le Message de Vérité et qui Le découvraient par conséquence pour la toute première fois. Ces conseils étaient justement ceux de ne pas extraire ici ou là quelques phrases ou passages de Ses ouvrages pour les proposer et les soumettre ensuite au lecteur ou à l’auditeur, et cela au risque réel de dénaturer ou même de modifier involontairement le sens exact de Sa pensée.

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Il en est exactement de même si l’on veut utiliser et présenter à partir de son propre langage un discours sous quelque forme que ce soit par l’intermédiaire de la parole, de l’écriture ou de tout autre moyen, en voulant emprunter les Paroles Sacrées du Seigneur pour ensuite les donner et les restituer à autrui. Aussi, je me garderai bien de vouloir trop user de ce procédé, sachant le danger réel qu’il peut y avoir non seulement pour moi-même de le pratiquer de manière abusive mais également pour tous ceux qui me lisent et que je risquerai ainsi d’entraîner sur de fausses ou d’inutiles voies.

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Néanmoins, je pense et en tout cas estime m’adresser à un auditoire connaissant déjà, du moins j’ose l’espérer, suffisamment le Message du Graal (y compris aussi celui que je ne considère pas comme authentique) et l’ayant en conséquence par la manière correctement approfondi ou l’ayant tout au moins abordé de façon convenable.

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Je me permettrai donc, et ce en de très rares occasions, d’employer malgré tout ce moyen et je l’espère à bon escient, avec simplement bien établie et ancrée en moi cette seule et unique perspective qui est seulement celle d’appuyer et de souligner ici ou là mon propos pour tenter de le rendre plus vivant et surtout plus crédible et exact, puisque se basant et se fondant avant tout sur La Parole Divine qui Elle ne peut et ne doit en tout état de cause souffrir de la plus petite approximation dans Son approche et dans Son interprétation. Par ailleurs, Cette Parole ne pourrait forcément et ne saurait s’accommode d’aucune imperfection si infime soit-elle, puisqu’Elle est par définition parfaite, intangible et absolue.    

 

Suite à cette petite mise au point qui était vous me l’accorderez tout à fait utile et nécessaire, et en reprenant bien vite le cours de ma pensée initiale sur le comportement de l’être humain de la terre, pouvait donc ainsi se résumer en ces quelques simples et brèves lignes restituées un peu plus haut, le constat navrant et sévère qu’établissait le Seigneur sur le manque cruel de prise de responsabilité et également sur la coupable paresse déployée par celui-ci.

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Pour en revenir plus spécialement à la construction proprement dite du Message de Vérité, on peut dire et vérifier qu’il en est exactement de même dans chaque passage, chaque phrase et chaque mot contenus dans toutes les conférences qui, en un enchaînement logique et graduel en font un ouvrage inégalable qu’il faut véritablement aborder et se rapprocher de cette seule façon possible, en ayant bien profondément établies en soi cette envie et cette aspiration ardentes, et finalement cette soif, cette faim de savoir, afin de pouvoir y puiser véritablement la Pure Source rafraîchissante et inépuisable de cette Vérité qui nous manquait tant depuis la lumineuse mais trop brève venue du Christ qui se transforma en tragédie, et que nous cherchions désespérément jusqu’alors en vain, nous petits esprits d’évolution. S’abreuver pour vivre de cette Parole Sacrée, et donc laisser et conserver L’Expression Vivante et intacte du Verbe pénétrer, puis couler et vibrer en nous, tel est bien ce que voulait explicitement et même L’exhortait Son Auteur à Son entourage qu’il soit d’abord très proche ou plus lointain, même complètement étranger et inconnu de Lui, voire tout à fait hostile à Sa personne, et donc finalement à l’adresse de l’humanité toute entière qui allait recevoir et découvrir Son Message de Vérité.

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Mais hélas, trois fois hélas, cela ne se passa pas du tout ainsi puisque cette détermination et cette volonté nettement affichées tant dans Ses Ecrits que dans Ses Paroles, le Seigneur les manifesta et les confirma de nouveau en dehors de Son seul travail d’auteur ou de son activité de conférencier proprement dits et cela, dans de toutes autres circonstances, beaucoup plus graves et de surcroît dramatiques celles-là, mais ayant surtout un aspect et un caractère tout à fait officiels, comme cette déposition qu’Il dû faire lors du déroulement de Son instruction puis de Son procès par la sinistre et inquiétante police secrète allemande de la Gestapo qui L’avait donc convoqué dans ses locaux le 22 octobre 1939.

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Il prononça en effet quelques-uns des simples mots suivants qui furent d’ailleurs soigneusement notés, transcrits et conservés par les autorités nazies, en faisant d’une part référence à Son travail d’écrivain qui concernait donc Son Œuvre toute entière, mais qui surtout, faisait également et plus particulièrement allusion au Message du Graal :

« À ces Paroles qui sont miennes, maintenant, la plus petite chose n’a pas été changée. Elles sont, aujourd’hui encore, à lire exactement comme depuis le début (…).Telles qu’Elles sont encore à présent, elles étaient depuis le commencement. Si, pour cet être humain-ci ou cet être humain-là, une conviction personnelle devait être déformée ou modifiée du fait d’autres influences ou intentions, alors l’on ne peut pas Me reprocher l’intention d’une tromperie quelconque ! De Mon côté, rien n’est arrivé d’autre ou n’a été modifié, mais, au contraire, tout est resté tel quel, Mot pour Mot. Et ces Paroles sont Ma conviction inchangée et totale (…). Dans ces Œuvres déjà disponibles écrites par Moi, et dont le Contenu laisse clairement entrevoir mon Vouloir, J’ai reconnu la véritable Tâche de Ma Vie, qui, selon Ma Conviction, consiste à ouvrir les Chemins à un nouveau Savoir sur   terre ! ».

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En annonçant aussi distinctement et ouvertement à la police politique du 3ème Reich que Son Œuvre devait rester telle qu’Il l’avait écrite et qu’aucun terme y figurant ne devait y être retiré ou simplement changé, Il signifiait on ne peut plus clairement et avec courage, détermination, grandeur et hauteur de vue quel était Son état d’esprit, Son vouloir et Ses intentions quant à la réalité et au devenir de Son Œuvre majeure. D’autre part, en ce même jour, Il apporta les précisions suivantes si importantes et tellement significatives puisque lourdes de sens en dévoilant on ne peut plus clairement qu’Il agissait sur terre en tant que véritable et authentique Envoyé de Dieu :

« Dans les œuvres que j’ai déjà écrites, œuvres qui permettent de reconnaître en toute clarté le but de mon vouloir, j’ai exposé la véritable Mission de mon existence, une Mission qui, selon ma conviction, consiste à ouvrir sur Terre les chemins menant à la connaissance nouvelle ! Il s’agit d’une connaissance de la Création, une connaissance encore inconnue à ce jour et qui donne aux hommes la clarté et la sûreté intérieure.

Voilà pourquoi je me considère comme un Envoyé de Dieu parce que, si un don particulier ne le désignant pas pour cela, un être humain n’’aurait jamais pu écrire par ses propres moyens les œuvres traitant d’une telle connaissance et fournissant des explications entièrement nouvelles et pourtant simples. La présence d’un lien particulier avec la Sagesse divine est donc également indispensable… Naturellement, la notion d’Envoyé de Dieu ou de Fils de Dieu ne doit pas être considérée dans ce cas de la même manière que pour Jésus. Il s’agit ici de radiations qui furent ancrées dans mon corps physique à un moment précis, lors d’un processus bien particulier, et après les grandes souffrances par lesquelles j’ai dû passer et que j’ai dû vivre pleinement afin de parvenir à l’indispensable maturation. Tout, y compris les pénibles expériences que j’ai dû endurer, en faisant partie pour me permettre de trouver ensuite les mots justes afin d’écrire mes œuvres à partir d’une expérience personnellement vécue. J’agis sur cette Terre comme le burin tangible de la Volonté divine, afin de transmettre les nouvelles révélations d’une connaissance indispensable… ».

(Ce second passage est extrait de la brochure de Monsieur Herbert Vollmann parue en 1987 et intitulée : « ET LA LUMIERE LUIT DANS LES TENEBRES ET LES TENEBRES NE L’ONT PAS COMPRISE » pages 27 et 28 se rapportant aux explications données par ABDRUSCHIN à propos de Son dossier juridique). Est-il besoin de rappeler entre parenthèses que Monsieur Vollmann qui disparut peu d’années après la sortie de ce texte, appartenait au Mouvement du Graal, ce mouvement qui se réclamait du Seigneur et dont il fut l’un des principaux membres fondateurs.

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Puis, seulement quelques petits jours plus tard, le 26 octobre 1939 à Kipsdorf, lieu où Il se trouvait en résidence surveillée jusqu’à son départ de cette terre peu de temps après, soit précisément le 6 décembre 1941, le Seigneur s’exprima à nouveau sur ce thème en confirmant et réitérant Ses précédents propos par la déclaration qui est reproduite ci-après. Cette annonce contenait en effet des mots ou des tournures de phrases pratiquement identiques à Sa précédente déposition, comme s’Il voulait bien marquer et souligner une fois encore, l’affirmation de Sa conviction et des principes qu’Il avait déjà posés, mais aussi rendre témoignage de Sa liberté farouche, de Sa volonté et de Sa même détermination inébranlables et inflexibles, et ce, en des lieux et des circonstances à tous égards bien distincts, mais tout aussi révélateurs puisqu’Il confirmait et réitérait Ses propos initiaux dans un contexte différent :

« Ces Paroles qui sont miennes n’ont pas subi la moindre modification. Aujourd’hui encore, elles sont à lire exactement comme au commencement et peuvent être considérées comme preuve et base de Ma réponse. Telles qu’elles sont aujourd’hui, elles étaient dès le commencement. Si pour l’un ou l’autre des humains une conviction personnelle devait être déformée ou modifiée par le biais d’autres influences ou intentions, dans ce cas, l’on ne pourra pas Me reprocher l’intention d’une tromperie quelconque. De Mon côté, rien ne s’est passé ou a été modifié, mais au contraire tout est resté tel quel, mot pour mot. Et ces Paroles sont Ma conviction inchangée et totale …».

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Il n’est peut-être pas inutile de donner également les quelques précisions importantes et tout aussi déterminantes qui vont suivre : ABDRUSCHIN ainsi que Son Œuvre toute entière et notamment Le Message du Graal étaient politiquement bannis et condamnés, donc complètement interdits par les autorités allemandes de l’époque et par voie de conséquence, non seulement Sa propre vie se trouvait en réel et constant danger, mais bien évidemment le sort de toute Sa très proche famille ou de Ses adeptes, disciples et fidèles, et ce à quelque moment que ce soit l’était tout autant, faits que nous ne manquerons pas de mentionner et rappeler par la suite.

 

 

 Chapitre 2. du RENONCEMENT de l’humanité

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